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L’économie circulaire : définition

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Qu’est-ce que l’économie circulaire ?

Définition

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’économie circulaire vise à changer de paradigme par rapport à l’économie actuelle dite linéaire. L’économie linéaire est celle que nous connaissons actuellement : extraire, fabriquer, consommer, jeter. Ce modèle économique est dévastateur pour les écosystèmes et le vivant en général. La production de déchets est excessive et les activités humaines polluent l’air, l’eau et les sols.

La méthode prônée est celle d’une économie plus vertueuse, dans laquelle le gaspillage des ressources et les impacts environnementaux des activités humaines seraient limités. Pour cela, il est préconisé d’augmenter l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits, que ce soit lors de la production ou en fin de vie.

Les idées reçues de l’économie circulaire

Il existe quelques idées reçues sur l’économie circulaire.

  • L’économie circulaire coûte cher. De nouvelles contraintes réglementaires impliqueraient une hausse des coûts. Pourtant, c’est la raréfaction des matières premières qui entraîne le plus souvent une augmentation des prix, surtout lorsqu’elles sont importées avec des coûts de transport importants. En revanche, le recyclage peut être internalisé ou réalisé à proximité. À moyen terme, les investissements nécessaires sont vite rentabilisés.
  • L’économie circulaire est une expression à la mode qui réfère uniquement au recyclage. Non, l’économie circulaire ne consiste pas uniquement en une activité de recyclage, mais en une multitude d’actions mises en place en faveur du développement durable. Elle détermine un changement de modèle économique et commercial.
  • L’économie circulaire affaiblit la croissance économique. C’est faux. L’économie circulaire créée et préserve l’emploi. En effet, elle pérennise les entreprises sur le long terme. De plus, les nouvelles activités, de recyclage par exemple, demandent une nouvelle main d’œuvre.

Les enjeux de l’économie circulaire

L’économie circulaire a deux objectifs principaux : optimiser les flux de matière et la gestion des déchets afin de préserver l’environnement et les écosystèmes.

Concrètement, les enjeux de l’économie circulaire définis par l’Etat sont :

  • Réduire de 30 % la consommation de ressources entre 2030 et 2010 ;
  • Réduire de 50 % les quantités de déchets non-dangereux mis en décharge entre 2025 et 2010 ;
  • Tendre vers 100 % de plastiques recyclés en 2025 ;
  • Réduire les émissions de gaz à effet : 8 millions de tonnes de CO2 en moins chaque année grâce au recyclage du plastique ;
  • Créer 500 000 emplois supplémentaires, y compris dans des métiers nouveaux.

De façon générale, l’économie circulaire vise à améliorer la résilience, augmenter l’attractivité du territoire, créer des emplois locaux et du lien social, concrétiser le développement durable et mieux exploiter les ressources locales.

L’économie circulaire pour une consommation durable

Les chercheurs du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ont démontré qu’en conservant le modèle de consommation linéaire, l’utilisation des ressources naturelles atteindrait ses limites d’ici 2050. En effet, le développement démographique, l’aspiration des pays émergents à développer un modèle de consommation linéaire et la croissance de ce mode de consommation dans les pays développés ne sont pas viables sur le long terme.

De fait, un modèle économique circulaire et vertueux s’impose.

Pour le mettre en place, des actions simples peuvent être réalisées par chacun. Réparer et recycler au lieu de jeter et prolonger ainsi la durée de vie de chaque produit et de chaque matière première. Privilégier des modes de transport moins polluants, comme le vélo ou le train permettra aussi de réduire les émissions de CO2.

Ces actes simples permettent de freiner la consommation et à terme la production et donc l’extraction de matières premières. L’économie circulaire limite également le volume de déchets générés, et donc la pollution.

Économie circulaire : comment la mettre en place concrètement ?

La loi AGEC (Anti-gaspillage et Economie circulaire) du 10 février 2020 s’inscrit dans la continuité de la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015, dans le cadre de laquelle le Ministre de la Transition écologique et solidaire a défini une feuille de route en 2017. Celle-ci prévoit la mise en place d’outils opérationnels pour passer d’un modèle économique de production et de consommation linéaire à un modèle fondé sur le cycle de vie du produit appréhendé comme une ressource.

La feuille de route contient 3 domaines et 7 piliers.

Les 3 domaines sont le recyclage, l’offre des acteurs économiques ainsi que la demande et le comportement des consommateurs.

Les 7 piliers de l’économie circulaire sont :

  • L’écoconception : elle consiste à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie d’un procédé, d’un bien ou d’un service dès sa conception dans le but de minimiser leur impact environnemental. L’écoconception est le principe inverse de l’obsolescence programmée, considérée comme une fraude en vertu de l’article L 454-6 du code de la consommation.
  • L’approvisionnement durable : ce pilier implique que les entreprises (privées et publiques) s’approvisionnent en ressources exploitées de façon efficace, en limitant l’impact sur l’environnement. Ce pilier concerne notamment les matières énergétiques et minérales, ainsi que l’exploitation agricole et forestière.
  • L’économie de la fonctionnalité : privilégie l’usage à la possession. Louer et prêter, plutôt qu’acheter. Proposer des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes.
  • L’écologie industrielle et territoriale : mode d’organisation interentreprises qui vise à optimiser les ressources sur un territoire (énergies, eau, matières, déchets, équipements, expertises).
  • L’allongement de la durée d’usage par le consommateur : réparation, achat/vente ou don d’occasion, réemploi et réutilisation.
  • La consommation responsable : l’acheteur (privé, public ou citoyen) doit effectuer son choix en prenant en compte les impacts environnementaux du cycle de vie du produit.
  • Le recyclage des déchets : vise à utiliser les matières premières issues de déchets et à limiter la consommation des ressources.

Dans le prolongement de cette feuille de route, la loi AGEC (Anti-gaspillage et Economie circulaire) se décline en cinq grands axes :

  • Sortir du plastique jetable ;
  • Mieux informer les consommateurs ;
  • Lutter contre le gaspillage et pour le réemploi solidaire ;
  • Agir contre l’obsolescence programmée ;
  • Mieux produire.

Ces axes de travail en faveur du développement durable nécessitent l’investissement des politiques publiques. Les entreprises et les citoyens ont également leur part à jouer pour que nous puissions évoluer vers une consommation durable.

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Pour en savoir plus, consultez l’infographie « Économie circulaire » offerte par l’ADEME.

Pour celles et ceux qui travaillent en bureaux, consultez la liste des 5 écogestes à adopter au bureau !

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